À propos

Le Festival du Film Asiatique de Deauville naît en 1999, à l’initiative d’Alain Patel, puis sera repris ensuite par la Ville de Deauville et Le Public Système Cinéma.
Vingt-quatre ans après le lancement du Festival du Cinéma Américain, Deauville repousse encore les frontières du 7e art en proposant aux passionnés du cinéma un nouveau voyage vers de nouvelles contrées. Aujourd’hui encore les mots manquent pour décrire la richesse et la diversité de la production cinématographique du  continent asiatique, au travers de films arrivant jusqu’à Deauville en provenance de Hong Kong, de Chine, du Japon, des Philippines, de Thaïlande, Taïwan, Corée du Sud, d’Inde ou de Malaisie… Un cinéma au centre de toutes les mutations qui, édition après édition, étonne et surprend. Un cinéma dont personne n’a fini de découvrir les merveilles.
Voilà pourquoi le Festival du Film Asiatique de Deauville existe et prospère. Parce qu’il est indissociable de l’histoire du cinéma asiatique, qu’il est porté par de véritables talents et qu’il s’écrit, au fur et à mesure de ses éditions, avec ses légendes.

 

1999 | Première édition du Festival du Film Asiatique de Deauville. Hommage à SHIN SANG-OK, star emblématique du cinéma sud-coréen, auteur prolifique de 60 films en 45 ans de carrière dont le plus connu, A FLOWER IN HELL (1958).
Les festivaliers découvrent également 2 films inédits du cinéaste taïwanais EDWARD YANG, TAPEI STORY (1985) et THE TERRORIZERS (1986). Un an plus tard, le 7e long métrage du réalisateur, YI YI (2000) ouvre au cinéma taïwanais les portes de l’Occident, en remportant le Prix de la Mise en scène à Cannes.

2000 | Lancement de la Compétition : LEE MYUNG-SE, réalisateur et producteur sud-coréen, remporte le premier Lotus d’Or avec son film NOWHERE TO HIDE (1999).

2001 | Le Chinois WANG QUAN’AN fait découvrir son premier film ÉCLIPSE DE LUNE (1999).
Le thriller JOINT SECURITY AREA (2000) impose PARK CHAN-WOOK comme l’un des réalisateurs majeurs du nouveau cinéma coréen. Son film reçoit le Prix du Meilleur Film et du Meilleur Réalisateur. Un an plus tard, le Festival de Cannes consacre son film – devenu culte depuis - OLD BOY (2002).
Le Festival accueille le cinéaste LESTER JAMES PERIES, figure majeure du cinéma sri-lankais du XXe siècle.

2002 | Le premier film FAILAN du réalisateur et scénariste sud-coréen SONG HAE-SUNG remporte le Grand Prix.
Le Japonais RYUISHI HIROKI s’adjuge le premier Lotus numérique avec TOKYO TRASH BABY (2000). Le Festival consacre une rétrospective à ce réalisateur en 2006.
Hommage à une légende : le réalisateur japonais AKIRA KUROSAWA. Trente films, trente chefs-d’œuvre inscrits au patrimoine mondial du cinéma, parmi lesquels RASHOMON, LE CHÂTEAU DE L’ARAIGNÉE, RAN… Lion d’Or à Venise avec RASHOMON en 1951, un film décisif qui marque la reconnaissance internationale du cinéma japonais. Deauville accueille la première présentation hors Japon de la version originale de la Palme d’Or de Cannes 1980, KAGEMUSHA L’OMBRE DU GUERRIER, amputée de 35 minutes par les producteurs exécutifs de la version internationale, Francis FORD COPPOLA et George LUCAS…
Également hommagé cette année, JOHNNIE TO (KEI-FUNG), figure majeure du cinéma hong-kongais, marque les polars de son style affirmé : THE MISSION est son 1er film distribué en France en 2001, suivi de FULL TIME KILLER, BREAKING NEWS, ELECTION et PTU en 2004.
Présentation dans la section Panorama des LARMES DU TIGRE NOIR de WISIT SASANATIENG, marquant les débuts du réalisateur qui remporte en 2006 le Lotus de la Critique internationale avec CITIZEN DOG.

2003 | Le Chinois LI YANG et son film BLIND SHAFT remportent l’adhésion du public.
L’immense réalisateur WONG KAR-WAI, figure emblématique du cinéma hong-kongais, honore le Festival de sa présence.  Il est principalement connu en France pour son film IN THE MOOD FOR LOVE, dont la version originale sous-titrée attire près de 1,2 million de spectateurs lors de sa sortie en France.

2004 | Émergence du jeune réalisateur ROYSTON TAN (Singapour) qui remporte le Prix du Jury avec son premier long métrage, 15.
Réalisés par LIU CHIA-LIANG, authentique maître de kung-fu et héritier direct de l’enseignement des monastères Shaolin, LA 36e CHAMBRE DE SHAOLIN (1978) et les 2 opus suivants, RETOUR À LA 36e CHAMBRE (1980) et LES DISCIPLES DE LA 36e CHAMBRE (1985) sont présentés pour la première fois en France à Deauville dans leur version intégrale. Ces œuvres mythiques sont encore aujourd’hui considérées comme les films de kung-fu les plus importants jamais réalisés. Y est révélé un acteur légendaire hong-kongais, Gordon LIU, qui tourne ensuite dans plus de 60 longs métrages dont KILL BILL 1 et 2 de Quentin TARANTINO.
Création remarquée du Prix Action Asia, remporté pour la première fois par le film ONG-BAK, du Thaïlandais PRACHYA PINKAEW.

2005 | LEE YOON-KI est récompensé pour son film THIS CHARMING GIRL. Le Festival continue de suivre de près la carrière du réalisateur coréen et lui décerne un autre prix en 2007 pour AD LIB NIGHT.
Le tendre HOLIDAY DREAMING du Taïwanais HSU FU-CHUN remporte le Grand Prix et le Prix de la Critique internationale.
Hommage au prolifique cinéaste japonais TAKASHI MIIKE. Son 2e long métrage FUDOH est classé parmi les dix meilleurs films de l’année 1996 par Time Magazine. Le réalisateur signe par la suite la trilogie DEAD OR ALIVE, puis THE BIRD PEOPLE IN CHINA, AUDITION, VISITOR Q…
Le Lotus du Meilleur Scénario est remis à JIA ZHANG-KE pour THE WORLD. Le réalisateur chinois obtient un an plus tard le Lion d’Or à la 63e Mostra de Venise pour STILL LIFE et présente 24 CITY à Cannes en 2006.

2006 | L’un des symboles du nouveau cinéma sud-coréen KIM JEE-WOON fait découvrir son 4e long métrage A BITTERSWEET LIFE avec lequel il remporte le Grand Prix Action Asia.
Hommage émouvant au réalisateur chinois CHEN KAIGE, révélé à l’Occident en 1993 à Cannes avec sa puissante fresque ADIEU MA CONCUBINE.
Le réalisateur taïwanais TSAI MING-LIANG impressionne les festivaliers par l’urbanisme aliénant qu’il filme et la solitude de ses personnages de I DON’T WANT TO SLEEP ALONE.
Présentation du film LOFT du Japonais KIYOSHI KUROSAWA, révélé en 2001 au public international avec KAIRO.
Les enfants ont aussi leur festival avec HAYAO MIYAZAKI, la star du cinéma d’animation japonais connu pour MON VOISIN TOTORO, PRINCESSE MONONOKE ou LE VOYAGE DE CHIHIRO…

2007 | Le Thaïlandais APICHATPONG WEERASETHAKUL remporte le Grand Prix avec SYNDROMES AND A CENTURY, 3e opus d’une trilogie composée de BLISSFULLY YOURS et TROPICAL MALADY. Considéré comme un réalisateur majeur du XXIe siècle, il obtient la Palme d’Or du Festival de Cannes 2010 pour ONCLE BOONMEE, CELUI QUI SE SOUVIENT DE SES VIES ANTÉRIEURES.
PARK CHAN-WOOK fait son retour sur les Planches de Deauville pour présenter I’M A CYBORG, BUT THAT’S OK. Les festivaliers pourront découvrir en 2010 et 2011 le long-métrage FIRST et le premier film entièrement tourné avec un téléphone portable, NIGHT FISHING.

2008 | Hommage au réalisateur sud-coréen IM KWON-TAEK. Ses films dramatiques, sociaux, poignants et humanistes lui valent d’être le réalisateur coréen le plus connu et le plus respecté au monde. Son film LE CHANT DE LA FIDÈLE CHUNHYANG (2000) est le premier film coréen sélectionné en Compétition officielle au Festival de Cannes. Le réalisateur remporte tout au long de sa carrière de nombreuses récompenses internationales, pour  IVRE DE FEMMES ET DE PEINTURE  et LA PÈGRE.
Hommage au comédien japonais KÔJI YAKUSHO, acteur dont les films sont multinominés et récompensés internationalement : l’occasion de redécouvrir EUREKA, BABEL, RETRIBUTION, WALKING MY LIFE, sans oublier L’ANGUILLE, la seconde Palme d’Or décernée au réalisateur  SHOHEI IMAMURA, après LA BALLADE DE NARAYAMA.
Accompagnée de toute l’équipe du film, la jeune actrice YU YUN-MI, alors âgée de 9 ans, vient recevoir le Grand Prix sur scène pour LA PETITE FILLE DE LA TERRE NOIRE (With a Girl of Black Soil) du réalisateur coréen JEON SOO-IL.

2009 | Écrivain, scénariste, réalisateur, producteur et homme politique sud-coréen, LEE CHANG-DONG fait une apparition tardive mais remarquée dans le milieu du cinéma. Le Festival lui rend hommage en projetant ses œuvres résolument engagées, de GREEN FISH à SECRET SUNSHINE. Il remportera le Prix du Scénario à Cannes un an plus tard pour son film POETRY.
Venue à Deauville lors de la première édition du Festival, l’actrice et réalisatrice indienne NANDITA DAS revient pour l’Ouverture de la 11e édition avec son premier film en tant que réalisatrice, FIRAAQ.
Le réalisateur hong-kongais TSUI HARK (IL ÉTAIT UNE FOIS EN CHINE, THE BUTTERFLY MURDERS, ZU, LES GUERRIERS DE LA MONTAGNE, THE LOVERS, TIME AND TIDE, SEVEN SWORDS, THE BLADE…) clôture le Festival avec ALL ABOUT WOMEN.
Les Coréens YANG IK-JUNE et NA HONG-JIN « coupent le souffle » des festivaliers avec BREATHLESS et THE CHASER.

2010 | Hommage au Philippin BRILLANTE Ma. MENDOZA (THE MASSEUR, SUMMER HEAT, JOHN JOHN, SERVICE, KINATAY, LOLA) pour son œuvre qui surprend, choque, dénonce…
Les œuvres de LOU YE, empreintes de force et de conviction, bravent la répression et la censure chinoises pour être présentées aux festivaliers : WEEKEND LOVER, SUZHOU RIVER, PURPLE BUTTERFLY, SUMMER PALACE, SPRING FEVER…

2011 | 11 mars. L’admiration portée à l’Asie va bien au-delà du cinéma, quand le Festival souhaite rendre hommage aux victimes de la catastrophe de Fukushima.
Projection de l’intégrale de l’un des maîtres du cinéma sud-coréen contemporain HONG SANG-SOO. De TURNING GATE (2003) à CONTE DE CINÉMA (2005), il scanne avec précision les relations amoureuses et murit, film après film, son langage cinématographique.
Après la comédie (THE QUIET FAMILY, THE FOUL KING), l’horreur (DEUX SŒURS), la noirceur (A BITTERSWEET LIFE) et le détournement des codes et des genres (LE BON, LA BRUTE, LE CINGLÉ), la star sud-coréenne KIM JEE-WOON, à laquelle le Festival rend hommage, renoue avec le thriller sombre avec son 6e long métrage, I SAW THE DEVIL.